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DETAIL DE LA NOTICE

2017 - Evaluation de la politique des pôles de compétitivité : la fin d'une malédiction ?

http://www.strategie.gouv.fr/sites/strategie.gouv.fr/files/atoms/files/dt-poles_de_competitivite-ok_1.pdf

Rapports/études/travaux (documents)

langue Francaise

Ben Hassime, H. ; Mathieu, C.

La France compte aujourd'hui soixante-et-onze pôles de compétitivité. Créés en 2005, ces « clusters à la française », avaient pour objectif de dynamiser l’innovation et de renforcer l’industrie en stimulant les dépenses de R-&-D.

« La fin d’une malédiction ». C’est ce que sont tentés de lire dans leurs résultats Haithem Ben Hassine et Claude Mathieu, les deux auteurs de ce document de travail publié par France Stratégie. Le travail d’évaluation de la politique des pôles de compétitivité qu’ils ont mené sur la période 2006-2012 montre que le dispositif porte enfin ses fruits. L’appartenance à un pôle a bien entraîné un surcroît d’investissement en R-&-D autofinancée à partir de 2009. Un « effet de levier significatif » qui n’avait jamais été démontré jusqu’ici.

L’étude montre clairement que l’appartenance à un pôle a un impact « significatif » sur les dépenses totales de R-&-D dès 2007 et sur la partie autofinancée à partir de 2009. En moyenne, pour 1 euro d’aide publique reçu en 2012, chaque entreprise a réalisé au total environ 3 euros de dépenses de R-&-D dont presque 2 euros sont autofinancés. Cet effet de levier est très net pour les PME mais plus mitigé pour les grandes entreprises et les ETI (entreprises de taille intermédiaire). Il est surtout, de par son ampleur et sa constante augmentation depuis 2009, un résultat important, en rupture avec ce qui a pu être observé les années précédentes et dans d’autres pays ayant un dispositif similaire.

Enfin, les auteurs constatent que les firmes des pôles ont embauché davantage de personnel de R-&-D – une embauche supplémentaire de l’ordre de 27,5 % de leur effectif annuel moyen de R-&-D en 2012. En revanche, toutes choses égales par ailleurs, en 2012 l’appartenance à un pôle ne se traduit pas (encore) par des performances supérieures en aval de la R-&-D, que ce soit en termes de chiffre d’affaires, de dépôt de brevet, d’exportation, d’emploi total ou de valeur ajoutée.

France Stratégie, Document de Travail 2017-03, 82 p., février 2017

09 juin 2017

A.Vertier

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