Centre INRA de Montpellier
























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Mise à jour 19/05/2008

Photo © M. Tauzin


Rhynchophorus ferrugineus, symptômes.





Alignement à Cabrils en Espagne de Phoenix canariensis décimés par le charançon Rhynchophorus ferrugineus.
Photo © J.B. Peltier
Alignement à Cabrils en Espagne de Phoenix canariensis décimés par le charançon Rhynchophorus ferrugineus.


Symptômes sur les palmes en émergence
Photo © J.B. Peltier
Symptômes sur les palmes en émergence.


Nécroses brunes à la base des palmes
Photo © J.B. Peltier
Nécroses brunes à la base des palmes.


Phoenix canariensis mort après l’attaque par le charançon Rhynchophorus ferrugineus à La Croix Valmer.
Photo © La Croix Valmer
Phoenix canariensis mort après l’attaque par le charançon Rhynchophorus ferrugineus à La Croix Valmer.


Vue apicale d’un palmier ravagé par le charançon.
Photo © La Croix Valmer
Vue apicale d’un palmier ravagé par le charançon.


      Les premiers symptômes sont difficiles à voir et couramment les palmiers sont diagnostiqués après plusieurs mois ou plutôt plusieurs années après la primo-infection.

      Lorsque les symptômes majeurs apparaissent, le palmier est très déstructuré et la mort intervient en général dans les semaines ou les mois suivants.

      Les adultes repèrent efficacement les blessures naturelles (vent…) ou induites par la taille lors de l’enlèvement de palmes encore vertes (cicatrice transversale de la base de la gaine).

      Ces plaies de taille sont aussi présentes involontairement sur les palmes des étages supérieurs restant en place particulièrement si la coupe des palmes inférieures s’effectue à la tronçonneuse.

      Tout blessure est une voie d’entrée potentielle.

      Il semble néanmoins que même en l’absence de toute taille depuis des années, les palmiers peuvent être infestés.

      En effet, les bases des gaines subissent naturellement des éclatements au cours de leur croissance et le charançon peut profiter de ces voies d’accès (cas probable des palmiers de Cabrils en Espagne).

      La séquence d’événements entre l’arrivée du premier charançon sur un palmier et l’installation d’une colonie n’a malheureusement pas encore été étudiée dans le détail.

      Les premiers symptômes sont difficiles à voir et couramment les palmiers sont diagnostiqués après plusieurs mois ou plutôt plusieurs années après la primo-infection.

      Lorsque les symptômes majeurs apparaissent, le palmier est très déstructuré et la mort intervient en général dans les semaines ou les mois suivants.

      Il est important de rappeler que le charançon est polyvoltin et effectue 2,5 générations par an et qu’à chaque génération des individus quittent le palmier pour fonder d’autres colonies.

      C’est la raison majeure expliquant pourquoi l’abattage des palmiers infestés dès repérage des symptômes n’a jamais permis le contrôle du charançon.

      Il est cependant indispensable de détruire les palmiers présentant des symptômes majeurs ou déjà morts car ils représentent l’étape majeure de dispersion des individus.

      C’est souvent plusieurs centaines de charançons qui quitteront un palmier en fin de vie ou récemment mort. Pour la détection précoce, voir la rubrique « inspection et détection des foyers ».

      Les symptômes les plus précoces repérables à l’œil (exercé) sont par exemple la présence de nécroses brunes souvent cylindriques à la base des palmes et générées par le passage interne des larves trop près des couches épidermiques (voir photo).

      La destruction par les larves des tissus vasculaires à la base des palmes entraîne parfois une inclinaison inhabituelle des palmes rendant leur identification assez aisée.

      Le test de solidité des palmes effectué manuellement en penchant les palmes à l’opposé du cœur est un autre critère facile à réaliser ; une palme infestée est rendue cassante.

      La présence d’un écoulement fermenté nauséabond sur P. dactylifera représente un symptôme assez tardif de la présence du charançon de même que l’assèchement des palmes au centre des rejets.

      Parmi les symptômes tardifs, l’affaissement de palmes ou de la couronne entière, l’absence de palmes en émergence ou la présence de palmes déchiquetées à différents niveaux, précèdent généralement de peu la mort du palmier.

      La photo d’un jeune Phœnix canariensis en Corse sans symptômes visuels avant inspection malgré une déstructuration interne impressionnante illustre la difficulté du diagnostic visuel.

Aucun symptôme visuel d’attaque par le charançon sur ce jeune Phoenix canariensis en Corse.
Photo © J.B. Peltier
Aucun symptôme visuel d’attaque par le charançon sur ce jeune Phoenix canariensis en Corse.

Après inspection approfondie, l’intérieur du palmier est entièrement déstructuré et près de 200 larves, adultes et nymphes récoltées.
Photo © J.B. Peltier
Après inspection approfondie, l’intérieur du palmier est entièrement déstructuré et près de 200 larves, adultes et nymphes récoltées.
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