Centre INRA de Montpellier
























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Mise à jour 19/05/2008

Photo © M. Tauzin


Rhynchophorus ferrugineus, plantes-hôte.





Dattier des canaries (Phoenix canariensis)
Photo © M. Tauzin
Dattier des canaries (Phoenix canariensis).

Palmier dattier (Phoenix dactylifera)
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Palmier dattier (Phoenix dactylifera).

Washingtonia filifera
Photo © M. Tauzin
Washingtonia filifera.

      Rhynchophorus ferrugineus semble être inféodé à une seule famille de plantes : les arécacées (palmiers) ce qui n’est pas le cas de tous les Rhynchophorus (R. palmarum, R. cruentatus) et a pu parfois amener quelques confusions.

      Si, à priori, de nombreux genres de palmiers peuvent être atteints, deux genres sont particulièrement exposés sous nos latitudes : Phoenix et Washingtonia.

      Aucun cas sur Washingtonia n’a été, à notre connaissance, signalé en France à ce jour.

      Tous les cas enregistrés en France ont été des Phoenix canariensis (dattier des canaries).

      Les défenses naturelles semblent influencer les sites d’attaques du charançon.

      Sur P. dactylifera (palmier dattier), le charançon s’introduit quasi exclusivement par les rejets au pied de la plante mère.

      L’épanchement d’un liquide fermenté nauséabond au niveau des sites d’infection signale la présence du ravageur.

      Aucun cas d’attaque par la couronne sur des sujets de plusieurs mètres n’a semble-t-il été signalé.

      Un moyen prophylactique simple est donc de veiller à ce qu’aucun rejet ne soit présent au pied des dattiers et que toute blessure (taille ou autre) soit immédiatement couverte par un mastic, une glu ou un goudron végétal.

      Sur Phoenix canariensis, l’attaque est apicale ; le palmier ne faisant pas de rejets.

      Là aussi, toute plaie est une voie d’entrée privilégiée pour le charançon !!! P. canariensis est de loin l’espèce la plus touchée par le charançon et tant que cette espèce sera disponible, elle sera préférée à toutes les autres.

      C’est donc sur cette espèce que tous les efforts doivent être focalisés en début d’infection.

      Le potentiel évolutif de Rhynchophorus pourrait l’amener à élargir son spectre d’hôte s’il venait à s’installer durablement dans des régions aussi diverses allant de la Malaisie à l’Espagne.

      En effet, Rhynchophorus est à même de faire un cycle complet sur divers fruits comme la courge ou la pomme.

      L’adulte comme la larve se nourrissent de ces fruits et les adultes y pondent allègrement.

      La fermentation faisant partie intégrante de son mode de vie, la présence de stocks abîmés de fruits pourraient lui fournir des ressources alimentaires alternatives et modifier à terme ses comportements.

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