Centre INRA de Montpellier
























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Mise à jour 19/05/2008

Photo © M. Tauzin


Rhynchophorus ferrugineus, cycle de vie: la larve.





Larves du charançon rouge du palmier (Rhynchophorus ferrugineus)
Photo © J.B. Peltier
Larves du charançon rouge du palmier (Rhynchophorus ferrugineus).

Larves de Rhynchophorus ferrugineus dans une gaine foliaire de Phoenix canariensis.
Photo © J.B. Peltier
Larves de Rhynchophorus ferrugineus dans une gaine foliaire de Phoenix canariensis.

      Les larves sont typiquement curculioniformes, c'est-à-dire apodes avec une capsule céphalique bien développée et dotées de fortes mandibules.

      Les larves mesurent 36-47 mm de long et 15-19 mm de large au dernier stade larvaire.

      Elles se nourrissent de tous les tissus internes du palmier (gaines foliaires, stipe, bourgeon).

      Elles creusent des galeries qui, si leur nombre est important, deviennent des cavités où fermentent les tissus déstructurés du palmier.

      La fermentation peut dépasser 40°C au cœur du palmier assurant des conditions favorables au développement des larves de façon presque indépendantes des conditions externes.

      La fermentation de l’hôte semble clairement faire partie du mode de vie du charançon et peut potentiellement être une des explications de l’orientation préférentielle du charançon vers les Phoenix canariensis.

      Un épanchement de liquide fermenté nauséabond est souvent observé après attaque du charançon sur P. dactylifera.

      Les dégâts occasionnés par forte infestation peuvent d’une part favoriser les attaques cryptogamiques par Fusarium (bayoud) ou Gliocladium (pourriture rose) et d’autre part entraîner la chute du palmier.

      En laboratoire, les larves sont peu exigeantes et peuvent être élevées sur différents milieux artificiels à base de farine, sucre et vitamines mais aussi sur canne à sucre ou sur différents fruits.

      La période larvaire varie entre 25 et 105 jours mais l’absence de conditions favorables à la nymphose ( e.g. absence de fibres dans le milieu) peut prolonger artificiellement la vie larvaire sur de longues périodes (> 5 mois).

      Le cycle relativement court des stades larvaires permet au charançon d’être polyvoltin i.e. d’avoir plusieurs générations par an (2-4, on compte 2,5 générations/an en moyenne).

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