Centre INRA de Montpellier
























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Mise à jour 19/05/2008

Photo © M. Tauzin


Rhynchophorus ferrugineus, inspections et détection des foyers.





      Le défi majeur que compose la détection précoce de l’infestation par Rhynchophorus est rendu d’autant plus ardu que les palmiers sont des plantes rustiques.

      Lorsque les symptômes visuels d’une infestation apparaissent (e.g. affaissement de la couronne), non seulement la mort du palmier est proche mais même si l’infestation est bloquée par quelque technique que ce soit, le palmier risque à terme de poser un problème sécuritaire.

      En effet, la déstructuration interne du palmier lors de l’attaque peut engendrer une faiblesse suffisante amenant à la chute du palmier quelques années après son redémarrage.

      Des appareils spécifiquement étudiés pour le repérage précoce de Rhynchophorus sont à l’étude comme la détection acoustique (http://www.laartech.biz/data/pdf/sheet_wd.pdf) ou encore l’utilisation des rayons X.

      Les appareils à rayon X ne semblent pas, dans leur configuration actuelle, être employables au champ mais sont plus destinés aux structures douanières ou sont encore en développement.

      Un système à rayon X a été malgré tout expérimenté sur mangue contre un autre charançon (http://publicweb.kukum.edu.my/~yasmin/ICIMU.pdf).

      Cependant, de nombreux équipements ont été développés pour localiser les dégâts occasionnés par les termites.

      Ces équipements sont probablement transposables immédiatement à la détection de Rhynchophorus.

        A) Les équipements électroniques

          A1) la caméra thermique

            La caméra thermique enregistre les différents rayonnements infra rouges émis par les corps et qui varient en fonction de leur température.

            Rhynchophorus entraînant une fermentation du cœur du palmier, cet appareil pourrait être de première importance avec l’avantage d’être une technique non invasive et employable à distance.

            Ex : Protec IR-100 (ISI Insight) http://www.protecusa.biz/www.protecusa.biz/IR%20100%20XS%2008-07.pdf

            http://www.experts-thermographie.com/camera-infrarouge.html



          A2) La détection par micro-ondes

            Cette technologie permet de repérer les mouvements des insectes dans les traverses de rails de chemin de fer ou les piles de pont en bois.

            Le mouvement des insectes est retranscrit sur un écran LCD.

            Ex : Termatrac® http://www.protecusa.biz/termatrac.html

          A3) la détection acoustique

            Détection acoustique Laar WD 60 Pro CSC.
            Le bruit des larves forant est suffisamment fort pour être repéré par l’oreille humaine lors d’un contact rapproché et sans interférence extérieures.

            Les appareils sur le marché permettent un sélectivité entre 1et 50 mHz et l’enregistrement des émissions sonores.

            La tête du senseur peut être insérée dans le tronc ou être liée magnétiquement à un clou fixé au tronc ou à toute autre pièce de bois.

            4 détecteurs sont présents sur le marché : AED-2000L, xylotrac, INODEC et Laar WD 60 PRO CSC.

            http://www.protecusa.biz/www.protecusa.biz/Protec%20AED%2008-07.pdf

            http://www.amiante.org/xylotrac/

            http://www.laartech.biz/html/wd.html

            NB: Il est important de noter que l’utilisation de ces appareils nécessitent une certaine technicité

          A4) Nez électroniques


            Ces appareils sont basés sur la détection du dioxyde de carbone (CO2).

            Une quantité d’air est prélévée et analysée pour sa teneur en CO2.

            La fermentation des palmiers induite par l’attaque de Rhynchophorus augmente certainement la concentration en CO2 près de la colonie.

            TERMITEK TDS et CDU 440 http://www.fondiselectronic.com
            /CDU440/CDU.htm




        B) Les moyens biologiques


        Phoenix canariensis inspecté par un chien renifleur
        Photo © H. Tauzin
        Phoenix canariensis inspecté par un chien renifleur.

          Aux Etats-Unis et au japon, les chiens renifleurs sont utilisés pour détecter les termites.

          Les chiens subissent un entraînement intensif (200 heures de dressage) et les chiens de race Beagle offriraient les meilleures prédispositions.

          Sur palmier dattier (Phoenix dactylifera), l’infection engendre l’écoulement d’un liquide nauséabond à la base de la plante.

          Certaines équipes ont entraîné des chiens au repérage des palmiers infestés.

          L’efficacité de la méthode n’est pas connue mais peut-être à priori intéressante pour les palmeraies.

          Chez P. canariensis ou Washingtonia filifera, l’infestation se déroulant dans la couronne situées à plusieurs mètres de haut, l’animal devra être embarqué à bord d’une nacelle.

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