Centre INRA de Montpellier
























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Mise à jour 19/05/2008

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Rhynchophorus ferrugineus, cycle de vie: l'adulte.




    Femelle du charançon rouge du palmier (Rhynchophorus ferrugineus)
    Photo © J.B. Peltier
    Femelle du charançon rouge du palmier (Rhynchophorus ferrugineus).


    Présence de soies sur le rostre et les pattes du mâle du charançon rouge du palmier
    Photo © J.B. Peltier
    Présence de soies sur le rostre et les pattes du mâle du charançon rouge du palmier.


    Rhynchophorus ferrugineus parties génitales du male
    Photo © J.B. Peltier
    Parties génitales du mâle.


    Rhynchophorus ferrugineus parties génitales de la femelle
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    Parties génitales de la femelle.


    Traces laissées, sur une coupe transversale de palme de Phoenix, par le charançon rouge. Grâce à son rostre, le charançon peut broyer les tissus internes d’une palme pour se nourrir.
    Photo © J.B. Peltier
    Traces laissées, sur une coupe transversale de palme de Phoenix, par le charançon rouge. Grâce à son rostre, le charançon peut broyer les tissus internes d’une palme pour se nourrir.


    Le charançon rouge peut creuser des cavités dans le tissu tendre d’une pomme pour se nourrir et accessoirement y déposer des œufs.
    Photo © J.B. Peltier
    Le charançon rouge peut creuser des cavités dans le tissu tendre d’une pomme pour se nourrir et accessoirement y déposer des œufs.

    L’imago (adulte) de R. ferrugineus mesure de 19-42 mm de longueur et de 8-16 mm de largeur.

    Sa couleur se décline autour d’un orangé plus ou moins sombre et le pronotum présente généralement des taches noires dont le nombre et la forme varient notablement.

    Les individus des 2 sexes présentent des particularités morphologiques les distinguant comme la présence d’un rostre plus court chez le mâle, moins cylindrique que chez la femelle et surmonté sur la partie distale d’une rangée de soies drues.

    Des soies très développées sont aussi présentes surtout sur les pattes avant du mâle.

    Les parties génitales, facilement accessibles après choc thermique, permettent une distinction non ambiguë des sexes.

    L’imago se nourrit de toute substance sucrée même fermentée (miel, dattes, canne à sucre, pommes, courges…) et peut vivre plus de 3 mois.

    Les appendices à l’extrémité du rostre permettent le broyage de n’importe quel type de tissus et laisse des traces caractéristiques dans ceux-ci (voir photo).

    Les imagos sont cependant incapables de creuser à eux seuls des cavités importantes permettant le dépôt d’œufs sauf dans des tissus très tendres (e.g. pomme).

    Ils s’aident alors très largement de leurs tibias munis d’un éperon puissant pour tarauder les tissus et s’aménager des cavités à la limite de l’épiderme.

    Les tissus tendres n’étant généralement pas en surface, c’est la raison pour laquelle ils affectionnent et repèrent efficacement toute blessure sur palmier (naturelle ou plaie de taille).

    La femelle peut s’accoupler plusieurs fois et pond tout au long de sa vie une nombre allant d’une centaine à quelques centaines d’œufs (~300).

    Le chevauchement des générations, conséquence des pontes continues des femelles au cours de leur vie, induisent la présence d’individus à tous les stades du cycle sur l’hôte à tout moment de l’année.

    Deux pics d’individus sont enregistrés par an, un au printemps et un à l’automne mais globalement en France, les adultes sont piégés de mars à décembre.

    Une fuite modeste (~10-15% ??) mais non quantifiée pour le moment d’adultes se produit donc presque tout au long de l’année.

    Les imagos sont actifs toute la journée mais des différences suivant les régions ou les saisons sont enregistrées (vols crépusculaires en période sèche).

    Les distances parcourues au cours des vols ne dépassent généralement pas plus de quelques kilomètres mais le vent peut entraîner des individus sur de longues distances.

    A l’intérieur du stipe, larves et adultes semblent actifs jour et nuit.

    Le mâle produit une phéromone d’agrégation attirant les individus des 2 sexes.

    Cette phéromone, le 4-méthylnonan-5-ol (ferruginéol), est utilisée comme moyen de piégeage des imagos.

    Les individus retrouvés dans les pièges sont au 2/3 des femelles mais aucune donnée n’est disponible quant à la parité des sexes dans la population de charançon ; certains insectes produisent naturellement plus d’individus d’un sexe que de l’autre.

    Un effet synergique fort est noté entre la phéromone d’agrégation et différentes odeurs provenant du palmier lui même (kairomone) ou de fruits fermentés.

    Les pièges contiennent donc un diffuseur de phéromone, un de kairomone (acétate d’éthyle) et un sachet de matières en fermentation (voir méthodes de lutte-pièges).


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