OKASSA Mireille

Sujet: 

Le barcoding et les enjeux pour la systématique des Phytoseiidae

Directeur de thèse: 
TIXIER Marie-Stéphane
Directeur de thèse: 
KREITER Serge
Encadrant du CBGP: 
Université: 
Montpellier SupAgro
Financement: 
Gouvernement congolais
Dates: 
1 novembre 2007 - 10 décembre 2010

Le sujet de thèse porte sur la systématique d'une famille d'acariens, les Phytoseiidae (ordre des Mésostigmates), qui sont connus comme étant des ennemis naturels permettant le contrôle biologique de différents ravageurs et essentiellement des acariens phytophages. Comme la plupart des acariens, les espèces de Phytoseiidae ont une petite taille (200 - 500 µm de long) et leur identification est particulièrement difficile. Les critères d'identification sont uniquement morphologiques, le nombre de caractères utilisables est relativement limité et leur validité rarement prouvée. Certaines espèces sont considérées comme étant différentes simplement parce que certaines soies ont des longueurs différentes, ou encore parce que le nombre de dents sur les chélicères est différent. Le travail de thèse d Mireille OKASSA s'intègre dans le projet international de Barcoding of Life avec l'objectif d'amorcer les premiers travaux d'identification moléculaire des Phytoseiidae. Il vise d'une part à déterminer la pertinence de certains caractères pour l'identification spécifique des Phytoseiidae et d'autre part à tester l'outil Barcode pour cette famille. Comme il est impossible d'étudier les 2068 espèces décrites, plusieurs espèces modèles ont été choisies ( Amblyseius andersoni , Iphiseius degenerans , Typhlodromus pyri , Kampimodromus aberrans , Phytoseiulus persimilis, Neoseiulus californicus, Euseius finlandicus,) du fait de leur importance en lutte biologique et de leur facilité d'échantillonnage. Différentes populations (vivant sur des plantes hôtes différentes, dans des conditions climatiques diverses, dans différentes régions du monde) seront collectées et mises en élevage en laboratoire, lorsque cela sera possible. Des espèces sours de ces espèces modèles seront également étudiées afin de caractériser les limites morphologiques et moléculaires associées à la définition des espèces étudiées. Des études biologiques (croisements) pourront également être envisagées afin de mieux définir la valeur des critères morphologiques dans le cas où les analyses morphologiques et moléculaires aboutiraient à des résultats ambigus.

 

Thèse soutenue le 10 décembre 2010 à Montpellier SupAgro.