GARNIER Romain

Sujet: 

 

Manipulation expérimentale en animalerie sur gerbilles, concernant le transfert d’anticorps maternels

 

Qualification: 
Doctorant
Responsable(s): 
CHARBONNEL Nathalie
Chercheurs et Thésards en accueil
Date de début: 
5 novembre 2009 - 31 octobre 2010

 

Romain est doctorant au CEFE, il est accueilli au CBGP et principalement à l'animalerie pour une expérience sur les gerbilles du 5 novembre 2009 à mars 2010. Contexte scientifique : Chez les vertébrés, la réponse face aux parasites repose en partie sur la production d’anticorps. Ces composés immunoactifs spécifiques d’un parasite peuvent être transférés à la génération suivante, et ainsi conférer une protection temporaire au jeune. Ce transfert d’anticorps maternels repose chez les mammifères sur un passage via le placenta d’une part et le colostrum/lait d’autre part. Chez les mammifères à reproduction sociale, il n’est pas rare de voir les jeunes téter différentes mères. L’une des hypothèses pour expliquer l’évolution d’un tel comportement serait que le jeune pourrait ainsi élargir son spectre d’anticorps acquis passivement. Cependant, l’efficacité du passage d’anticorps entre une mère « adoptive » et les jeunes n’a jamais été évaluée. Nous proposons, en contrôlant l’exposition des mères par la vaccination, d’étudier ce mécanisme en conditions expérimentales chez la gerbille de Mongolie (Meriones unguiculatus). Programme de l'expérimentation : Nous allons tout d’abord vacciner des femelles gerbilles, contre deux antigènes distincts, de manière à obtenir deux groupes de mères qui vont pouvoir transférer des anticorps différents à leurs jeunes. Ces antigènes ont été choisis de manière à pouvoir être facilement détectés dans les sera à la fois des mères et des jeunes via l’emploi de kits ELISA commerciaux. Nous allons ensuite faire reproduire ces femelles avec différents mâles et les placer en groupes de deux femelles issues de groupes de vaccinations différents. Nous allons essayer de maximiser la synchronisation des mise-bas chez les femelles. Ensuite, nous allons réaliser un suivi sérologique des petits qui naîtront via des prises de sang régulières (de la naissance au sevrage, avec un intervalle d’une semaine). Ceci nous permettra d’une part de suivre la décroissance des anticorps maternels chez les jeunes. Mais surtout de voir dans quelle mesure, le jeune aura pu obtenir des anticorps de sa mère adoptive. L’un des bénéfices supposés du transfert d’anticorps maternels dans un contexte social est en effet la possibilité pour le jeune d’obtenir des anticorps d’une (ou plus) autre femelle que sa mère biologique, et ainsi d’augmenter son répertoire d’anticorps obtenus passivement. Ces anticorps pourraient par la suite avoir un effet éducatif sur la production future d’anticorps spécifiques.