BAGNOLINI Guillaume

Sujet: 

Facteurs de virulence, traits d’histoire de vie et variabilité génétique de Hyposoter didymator, hyménoptère parasitoïde de noctuelles

Qualification: 
Master 2
Responsable(s): 
BOURGUET Denis
Masters
Date de début: 
1 février 2011 - 20 juin 2011

Les insectes parasitoïdes constituent d’importants régulateurs des populations d’arthropodes souvent utilisés comme auxiliaires de lutte biologique. La réussite parasitaire chez ces espèces dépend de l’adéquation spatio-temporelle (facteurs écologiques et/ou comportementaux), physiologique et génétique entre le parasitoïde et son hôte. Pour l’Ichneumonide Hyposoter didymator,parasitoïde de plusieurs Noctuelles sur le pourtour méditerranéen, le succès du parasitisme dépend notamment de l’association à un symbionte de la famille des Polydnavirus. Ces types de virus résultent d’une association ancestrale entre un virus et un micro-hyménoptère et se retrouvent chez plus de 30000 espèces de Braconides et d’Ichneumonides. Le génome viral segmenté est transmis verticalement sous forme de provirus intégré au génome du parasitoïde. Des particules virales, renfermant un génome constitué d’une soixantaine de molécules d’ADN portant des gènes de virulence, sont produites dans des cellules ovariennes particulières et sont ensuite injectées lors de la ponte dans l’hôte. Les produits des gènes viraux y induisent des modifications physiologiques indispensables à la réussite du développement du parasitoïde. Ce stage, sous la codirection de Nathalie Volkoff (UMR DGIMI) et Denis Bourguet (CBGP) vise à répondre aux questions suivantes : (1) les populations de H. didymator font-elles toute partie de la même espèce ou sont-elles au contraire subdivisées en plusieurs taxa génétiquement différenciés? (2) ces populations – en particulier celles qui appartiennent à des taxa différents – présentent-elles des différences de traits d’histoire de vie ; notamment varient-elles dans leur capacité à parasiter et à se développer dans différentes espèces hôte ? (3) les différences de traits d’histoires de vie intra-population, inter-population et inter-taxa sont-elles corrélées à des différences de nature et/ou d’expression des facteurs de virulence ?