Salagrifel
Responsable
Philippe PERRIER CORNET
Contact
perrierp@supagro.inra.fr
Plaquette
Emploi des travailleurs salariés dans les filières méditerranéennes fruits et légumes. Enjeux pour le Languedoc-Roussillon
Publications scientifiques Salagrifel et autour de Salagrifel
2010
Bensalk S., Bignebat C., Elhadad-Gauthier F., Perrier-Cornet Ph., 2010 : les structures de gouvernance dans les IDE en agriculture : le cas des fruits et légumes au Maroc. Com. acceptée pour les 4° journées de recherches en sciences sociales INRA-SFER-CIRAD, Rennes 9-10 déc. 2010.
Darpeix Aurélie, (Perrier-Cornet, Bignebat coll.), 2010: La demande de travail salarié permanent et saisonnier dans l’agriculture familiale : le cas du secteur des fruits et légumes. Séminaire J. Rey, SSP-Ministère de l’Agriculture, 15 oct. 2010.
Granié, A.M., Vincq J.L. 2010 : les identités salariales et leurs transformation. WP Enfa Toulouse, 40 p.
Communication : les structures de gouvernance dans les IDE en agriculture
2009
Darpeix A., Bergeron E., 2009- L’emploi et la compétitivité des filières fruits et légumes : situation française et comparaison européenne, Notes et études économiques, 32, pp. 7-39
Darpeix A., Bignebat C., Perrier-Cornet PH, 2009- Demand for seasonal wage labour in agriculture : what does family farming hide ? IAAE Conference, Beijing, China, August 16-22, 32 p. Comm. Reprise, en cours de soumission à la revue “Agricultural Economics”
Darpeix A., 2009- La composition du collectif de travail comme facteur de productivité des exploitations agricoles. Com. Aux journées des jeunes chercherus du dpt SAE2, Montpellier, 1 oct. 2009, 13 p.
2008
Darpeix A., Bignebat C., Perrier-Cornet Ph., 2008- La saisonnalité du travail dans un modèle de ménage agricole : travail familial et salarié dans le secteur des fruits et légumes. Colloque SFER, Lille 11-12 déc. 2008. Article traduit en anglais pour soumission début 2009 à revue internationale d’économie agricole.
Darpeix A. 2008- Allier la flexibilité interne à la flexibilité externe : le contrat OMI dans l’agriculture française. A paraître dans la revue Etudes Rurales en 2009.
Darpeix A. et Bergeron E., à paraître 2009 « L’emploi dans le secteur des fruits et légumes, situation nationale et comparaison européenne », Notes et Etudes Economiques,
Résumé
Le travail salarié saisonnier a récemment pris une place croissante dans l’ensemble du travail agricole. Ce phénomène est particulièrement marqué dans le secteur des fruits et légumes dans lequel les exploitations, quoique toujours familiales, emploient une quantité importante de main-d’œuvre salariée. Le travail familial et le travail salarié saisonnier ont rarement été pris en compte simultanément dans les modèles d’économie du travail agricole. Dans cet article, nous introduisons la saisonnalité dans un modèle de ménage agricole afin de mettre en évidence les complémentarités (ou substitutions) entre les différents types de main-d’œuvre qui travaillent sur l’exploitation (famille, salariés permanents et salariés saisonniers). Nous mettons en lumière les arbitrages qui expliquent les différentes combinaisons d’emploi observables dans les exploitations, en fonction notamment des tensions sur les marchés locaux du travail et des caractéristiques des exploitations. Nous étudions ces combinaisons sur un échantillon de 16 181 exploitations françaises de fruits et légumes issu du recensement de l’agriculture français de 2000. Nous montrons que la main-d’œuvre familiale est complémentaire des deux formes d’emploi salarié (permanent et saisonnier). Nous montrons aussi et surtout qu’il existe une substituabilité entre l’emploi salarié permanent et l’emploi salarié saisonnier et que l’accroissement de la place de l’emploi salarié saisonnier correspond non seulement à l’accentuation des fluctuations d’activité intra-annuelles mais aussi à la modification des modes de gestion de main-d’œuvre en réponse à l’accroissement de la concurrence et à la pression sur les coûts.
Résumé
Depuis les années 80, l’émergence de formes atypiques d’emploi et la déstabilisation des marchés internes du travail sont au centre de nombreux de débats. Dans ce contexte, deux formes polaires de flexibilité du travail sont généralement opposées : la flexibilité interne, qui prend appui sur les travailleurs de l’entreprise, et la flexibilité externe, synonyme du recours au marché externe du travail. Chacune de ces deux formes de flexibilité du travail est souvent rattachée de manière schématique à un contrat de travail particulier : contrat permanent (CDI) ou contrat temporaire. Notre article s’intéresse à une forme de contrat temporaire spécifique : le contrat OMI/ANAEM. Ce contrat d’immigration de travail est principalement utilisé dans le secteur agricole, sujet à de fortes fluctuations d’activité. Nous mettons en évidence que ce contrat est susceptible d’allier les caractéristiques des deux formes polaires de flexibilité et nous suggérons que la flexibilité qu’il renferme peut être mobilisée de manière différente selon le système de production dans lequel il est utilisé.
Résumé
Dans le secteur de fruits et légumes, les coûts salariaux sont souvent perçus comme le principal facteur de compétitivité. Cet article analyse l’emploi dans ce secteur et son influence sur la compétitivité des filières, dans un contexte national et dans une perspective européenne, avec une attention particulière sur le recours aux travailleurs étrangers.Nous étudions, tout d’abord, la situation nationale. Nous présentons quelques contrats de travail et le flou qu’il peut exister entre l’emploi permanent et temporaire. Nous exposons ensuite la structure de l’emploi dans le secteur : dans un contexte de salarisation, l’augmentation du travail saisonnier semble être le reflet de changements structurels mais aussi celui de pressions sur les coûts qui conduiraient certains exploitants à se tourner vers des contrats temporaires. Enfin, lors d’une comparaison de plusieurs pays européens, nous montrons que les contextes législatifs semblent jouer un rôle important dans la composition du collectif de travail et que le coût du travail, comme le recours à une main-d’œuvre étrangère flexible et peu chère, ne sont pas les uniques déterminants de la productivité des filières européennes et de leur compétitivité.





