Climbiorisk
Responsable
Olivier BONATO
Contact
bonato@supagro.inra.fr
Adresse du site
www1.montpellier.inra.fr/CBGP/ClimBioRisk
Plaquette
Prévision des bioinvasions et gestion des crises phytosanitaires liées au changement climatique : cas emblématique du risque Bemisia-virus
Résumé
Le contexte : une crise phytosanitaire de la filière tomate sous abri
Le projet CLIMBIORISK s'appuie sur le contexte conjoncturel de crise phytosanitaire de la filière tomate sous abri créé par l'introduction en France (Roussillon et Provence) en 2002-2003 d'un insecte vecteur de phytovirus, d'origine tropicale, Bemisia tabaci, biotype Q, et l’apparition concomitante du Tomato Yellow Leaf Curl Virus (TYLCV) d'une dangerosité exceptionnelle pour les cultures légumières et ornementales. Il s'en est suivi une remise en cause de la plupart des systèmes de protection biologique et intégrée (PBI) garants de la qualité sanitaire des tomates et de la qualité environnementale des cultures. Or, la "qualité" est reconnue comme un enjeu majeur pour ce type de production en France et en Europe, dans le contexte de la globalisation des marchés de produits frais. Dans le cadre du marché unique européen, le TYLCV et les populations non européennes de B. tabaci ont été classés "organismes de quarantaine" (introduction et dissémination interdites) dès 2000.
Un territoire particulièrement vulnérable : changement climatique et intensification des échanges
Le Roussillon et d’une manière plus générale l’ensemble du Bassin Rhône- Méditerranée présentent des territoires particulièrement exposés à l'impact du changement climatique global et à l’intensification des échanges (cf le marché international Saint-Charles de Perpignan) susceptibles de fragiliser le développement de la filière fruits et légumes en favorisant l’introduction et l’acclimatation de maladies émergentes et des bioinvasions.
L’objectif du projet
L’objectif du projet est de traiter des répercussions du changement climatique sur les risques phytosanitaires émergents dans un contexte de vulnérabilité territoriale et de gouvernance régionale à partir de la situation créée par l’émergence du risque Bemisia- TYLCV en Roussillon, considéré comme zone d’acclimatation du pathosystème et en Provence, zone de front de progression de la maladie.
Le pathosystème B. tabaci-TYLCV constitue un modèle emblématique (i) pour une approche systémique (intégration des composantes biotechniques, socio-économiques, réglementaires et organisationnelles) (ii) pour aborder la problématique de la gestion des risques dans toute sa complexité et (iii) pour une analyse comparative en matière de vulnérabilité, de gouvernance et d’organisation collective à divers niveaux d’échelle.
Le projet ClimBioRisk se propose de développer des outils d’intégration et de formalisation pour aborder sur des bases explicitées les questions relatives à la vulnérabilité des territoires concernés à partir du contexte du Roussillon. Parallèlement, le groupe ClimBioRisk s’est engagé à soutenir la création d’un réseau d’épidémio-surveillance avec les acteurs régionaux et à co-construire des modules de formation et de vulgarisation dans le domaine du risque et de sa gestion biotechnique et organisationnelle.
Volets de recherche
VR1
Administration du projet en co-tutelle (recherche-acteurs) par l’UMR CBGP (chercheurs INRA et IRD) et la Chambre Régionale d’Agriculture LR,
VR2
Activités multidisciplinaires centrées sur la définition des risques et sur l’évaluation de la vulnérabilité du territoire ciblé,
VR3
Activités centrées sur l’approche analytique et systémique des impacts du changement climatique global sur la base des prévisions de l’évolution du climat à l’échelle de la région LR et à l’échelle du microclimat dans les serres et les abris froids dans le bassin du Roussillon,
VR4
Activités de formalisation des interactions, des circuits et des flux avec l’élaboration d’une plateforme de simulation SMA (systèmes multi-agents) spécifique, dédiée à la compréhension et l’amélioration du diagnostic précoce et à la mise en place des procédures de gestion du risque à l’échelon du territoire exposé,
VR5
Activités tournées vers les aspects opérationnels tels que la gouvernance territoriale face aux risques émergents et l’épidémio-surveillance, avec la validation des acquis (stratégies, outils d’aide à la décision, etc.) in situ, l’organisation de réseaux dédiés aux risques phytosanitaires émergents en région Languedoc- Roussillon et dans les zones limitrophes, et la formation à la culture du risque de l’ensemble des acteurs des une zones de production particulièrement vulnérables en raison de leur situation géoclimatique.
Partenaires
Recherche
| Organisme | Correspondant principal | Discipline | Unité |
|---|---|---|---|
| INRA | BONATO Olivier PELLEGRIN Frédérique |
Modélisation et Systémique Epidémiologie, Patho. Végétale |
UMR CBGP |
| INRA | LECOQ Hervé JACQUEMOND Mireille |
Etiologie, Biologie, Epidémiologie Biologie, Biologie moléculaire |
UR Pathologie Végétale |
| INRA | JEANNEQUIN Benoît | Agronomie, Agrosystème serre | UE SAD Alenya |
| INRA | BARBIER Marc RAYNAUD Emmanuel |
Sociologie/Activités, Produits, Territoires Sociologie/Activités, Produits, Territoires |
UMR SADAPT |
| INRA | BOULARD Thierry | Modélisation, Climatologie, Energétique | URIH |
| CIRAD | PETERSCHMITT Michel | Virologie | UMR BGPI |
Développement
| Organisme | Correspondant principal | Fonction |
|---|---|---|
| Chambre Régionale d’agriculture Languedoc-Roussillon | CHEVRIER Christelle | Chef de service Recherche et Innovation |
| SICA Centrex | SCHOEN Leen | Résistance & méthodes alternatives de protection |
| APREL (Association Provençale de Recherche et d’Expérimentation Légumière) | CHABRIERE Catherine | Protection raisonnée des cultures maraîchères |





